Les perturbateurs endocriniens (PE), soupçonnés d'être la cause de nombreuses pathologies allant de l'autisme à la baisse de fertilité, sont présents dans de multiples produits, dont les produits phytopharmaceutiques et les biocides. Dans le cadre des règlements encadrant ces deux catégories de substances, la Commission européenne met peu à peu en place des outils permettant d'évaluer leurs propriétés perturbatrices de façon harmonisée. A sa demande, les agences européennes en charge de la sécurité alimentaire (Efsa) et des produits chimiques (ECHA) ont publié le 7 juin la première version des lignes directrices harmonisées destinées à appliquer de façon normalisée les critères relatifs aux perturbateurs endocriniens. Les deux agences ont travaillé conjointement sur ce guide et en collaboration avec les parties prenantes, l'ECHA étant responsable de l'évaluation des biocides tandis que l'Efsa évalue la sécurité des substances actives utilisées dans les pesticides. Le guide s'adresse à la fois aux industriels, qui souhaitent mettre sur le marché des substances, et aux évaluateurs. Il doit être utilisé dès maintenant pour l'évaluation des biocides. En revanche, concernant les pesticides, il sera appliqué pour l'évaluation des substances pour lesquelles une décision est prévue à partir du 10 novembre 2018. Les deux agences préviennent toutefois que seuls…