Le 19 mars 2026, la directive 2026/470 est finalement entrée en vigueur (paquet Omnibus I), issue d'une initiative de simplification d'envergure qui amende les deux piliers de la réglementation européenne en matière de durabilité : la CSRD, qui oblige les grandes entreprises à rendre publique leur performance ESG, et la CS3D, qui va plus loin en exigeant d'identifier et de traiter les impacts négatifs sur les droits humains et l'environnement tout au long de la chaîne de valeur. Le message de Bruxelles est clair : moins de charge administrative, mais un cap maintenu. Du côté de la CSRD : Premier changement structurant : le nombre d'entreprises concernées. Seules les entreprises dépassant 450 millions d'euros de chiffre d'affaires net et 1 000 salariés en moyenne seront désormais soumises à l'obligation de reporting durabilité. Des milliers d'entreprises qui se croyaient dans le viseur en sortent donc — du moins sur le plan légal. Le contenu des rapports est lui aussi allégé. Les points de données obligatoires ont été réduits de 70 %, et les normes ESRS feront l'objet d'une révision par la Commission européenne, dont la version finale est attendue pour juin 2026. Exit aussi les normes sectorielles spécifiques : elles ont été supprimées,…